L'adaptation des pratiques agricoles au changement climatique
Mercredi 4 février à l’Espace culturel, à 18 heures
par Jean-Pierre Dulout, Ingénieur agronome
Il y a 11 000 ans, la domestication d’espèces animales puis celle d’espèces végétales ont révolutionné l’organisation des groupes humains : c’est la bien nommée Révolution Néolithique, matérialisée par l’apparition de l’agriculture.
Depuis, ce sont plutôt les changements dans les organisations humaines, la plupart du temps impulsées par des avancées dans la connaissance, qui façonnent l’évolution des pratiques agricoles.
Dans une première partie nous évoquerons cet état de fait à travers 3 séries d’évènements qui s’avèrent déterminants. Ensuite le rappel de ce qui fait l’agriculture et de quelques définitions devrait permettre de mieux se comprendre.
Après avoir évoqué l’évolution du climat, l’évolution des pratiques agricoles sera illustrée à travers l’exemple de cultures de notre
région : impact des échanges sur
l’apparition des cultures et ce à quoi elles sont alors exposées, les adaptations nécessaires pour assurer leur pérennité pour la satisfaction des besoins de la société et la survie socio-économique
de ceux qui les pratiquent.
Enfin pour conclure, nous aborderons quelques sujets qui préoccupent notre société aujourd’hui : l’irrigation, la souveraineté alimentaire, les énergies renouvelables, la biomasse et la biodiversité….
Ces brebis et cet épi de blé seront notre fil conducteur puisqu’ils peuvent symboliser à la fois la Révolution Néolithique et l’interdépendance des productions végétales et des productions animales alors que nos préoccupations « philosophiques » les mettent particulièrement à mal depuis quelques années…
Jean-Pierre Dulout est Ingénieur en Agriculture, diplômé de l'Institut polytechnique
UniLaSalle Beauvais (1977). Après l’avoir guidé dans son choix de l’école, la ferme d'application intégrée à l'établissement lui a permis de construire un socle de connaissances concrètes toujours
enrichi depuis.
Après ses études, il se hisse dans un village de l'altiplano, au Guatemala, pour deux ans. Il se tourne ensuite vers une grande variété d'activités, comme salarié ou en indépendant, qui s'intéresse à
l'équipement et aux pratiques du milieu rural, de l'agriculture, de l'horticulture, des semences et des engrais, pour aboutir à l'expertise foncière et agricole, à la géomatique et, finalement, aux
questions d'irrigation.
A la retraite, il préside depuis un peu plus de 5 ans l'Association Syndicale Autorisée Ouvèze-Ventoux, basée à Entrechaux, où il mobilise son expérience passée dans des domaines aussi variés
qu’inattendus.
Toujours passionné par le vivant, le sol, le climat et aussi l’histoire, sa 1ère passion dans l’ordre d’apparition, l’agriculture sous toutes ses formes reste au centre de sa vie.